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Sur les agrès et les scénographies de cirque

Bienvenue sur la base de données d'agrès et de scénographie. 

Ce projet porté par la chaire ICiMa se propose de mettre à la disposition des artistes, technicien.nes, étudiant.es, chercheur.euses. enseignant.es et amateur.rices de cirque contemporain ou de cirque traditionnel un ensemble de ressources produites par nos soins à partir d'un travail empirique sur les agrès de cirque mené au Cnac.

Vous trouverez ainsi sur cette plateforme :

  • une liste détaillée des différents agrès utilisés au cirque, comportant pour chaque entrée une partie descriptive (matériaux, mesures, etc), une partie de préconisation (sur le stockage, la sécurité, etc) et une illustration
  • une page dédiée à la prévention des risques liés notamment à l'usure des agrès et de l'accastillage
  • une page consacrée à des études de cas approfondies de scénographies de cirque contemporain, décrivant et analysant les scénographies en lien avec les enjeux dramaturgiques des spectacles
  • des documents techniques (plans d'installation, plans de feux, etc)
  • des liens vers d'autres ressources pertinentes sur les agrès et les scénographies de cirque

Cette base de donnée agrès est évolutive, elle sera enrichie au fur et à mesure de nos travaux. Ce projet se voulant collaboratif, les suggestions de votre part sont également les bienvenues et seront examinées avec attention.

Nous vous souhaitons une belle exploration de cette page, en espérant qu'elle pourra nourrir vos projets et vos recherches.

 
                                    
Cadre aérien 27ème promotion, lors des présentations internes, 2015 © Patricia Hardy pour le Cnac
Artistes : Gabi Chitescu, Garance Hubert Samson, Lucie Roux et Léa Verhille

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cirque durable

« Cirque durable » est un projet porté par Louis Cormerais, éducateur environnement et technicien de cirque. Il s’agit d’une recherche sur le développement durable dans le contexte de l’itinérance circassienne. Ce projet, réalisé en collaboration avec la chaire ICiMa, est soutenu par la mission développement durable du Ministère de la culture.

Le texte ci-dessous, rédigé par Louis Cormerais, présente les problématiques de l’association et les accompagnements que celle-ci peut proposer aux compagnies de cirque. Il se base notamment sur l’intervention réalisée par le porteur de projet au Centre national des arts du cirque en novembre 2019 dans le cadre du colloque international « Agrès, scénographie, éco-conception ».

 

Cirque durable, par Louis Cormerais

 

  • Le projet cirque durable et son cadre d’action :

Cirque durable est un projet d’intérêt général qui vise les entreprises du spectacle itinérant. Le but est de prendre conscience de la responsabilité sociétale d’une activité culturelle (stratégie RSO) afin de mettre en commun les actions et réflexions des différentes compagnies en termes d’économie durable, de développement social et de prise en compte de l’environnement dans la création et la diffusion d’un spectacle.

  • La problématique de l’association :

Le cirque itinérant peut-il être un vecteur de développement durable dans la société et dans les territoires ?

A mes yeux, le cirque peut absolument avoir un rôle de sensibilisation par l ‘expérimentation et la mise en place d’une démarche de Responsabilité Sociétale (RSE,RSO).

Grace à leurs dimensions humaines, les cirques sont des terrains favorables à l’expérimentation, tant sur l’utilisation des ressources que dans la gestion de leur fonctionnement. Au-delà de l’aspect artistique, le fonctionnement de ces salles de spectacle itinérantes peut être observé à partir des quatre piliers du développement durable, à savoir : le social, l’économie, l’environnement et la culture.

 

  • Par où commencer ?

Il n’y a pas de formule universelle pour faire un pas vers le cirque durable, mais des approches spécifiques à inventer ensemble.

Je propose tout d’abord un module « outil », qui se divise en huit catégories : le transport, le campement, l’énergie, les déchets, l’alimentation, les saisons, les sanitaires et les « trucs et astuces ».

Les cirques regorgent de bonnes initiatives/ de créations/ inventions qui permettent d’être plus efficaces, moins polluants, plus confortables pour les utilisateurs ou tout simplement plus durable dans le temps.

La transition est déjà enclenchée et si nous nous organisons, partageons nos idées et réflexions, nous pourrons nous concentrer collectivement sur les problématiques qui semblent plus complexes : le chauffage, l’isolation des structures, les toiles photovoltaïques, le transport, etc.

 

  • Qu’est-ce que le développement durable ?

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien, en 1987).

Le 17 novembre 2010, dans le cadre du Sommet Mondial des Dirigeants Locaux et Régionaux, le troisième Congrès Mondial de CGLU, qui s’est déroulé à Mexico, a permis d’intégrer la culture comme le quatrième pilier nécessaire à l’équilibre du développement durable.

La France a des objectifs de développement durable (17 engagements européens) et signe l’ accord de Paris lors de la COP 21 en 2015.

En 2016, Françoise Nyssen (Ministre de la culture) a annoncé officiellement : « Le monde culturel de demain sera durable… » et incitait les différents acteurs à adopter une stratégie RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations).

  • Et maintenant, demain….

Les expérimentations en cours de  Cirque durable sont les suivantes :

  • Chauffage mobile aux granulés de bois, pour chapiteaux.
  • Accompagnement de festivals de cirque pour une transition zéro-déchet.
  • Étude des températures et de l’hygrométrie en chapiteau.
  • Création de fiches techniques (guide de l’autonomie en caravane….)
  • Accompagnement à la création de structures pour les compagnie ( conseils lors de la mise en oeuvre du projet…)

 

 
   

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Recupscene -

Récupscène est né de la rencontre entre Yann Burlot, comédien (Pauline Bureau, Philippe Torreton, Jean-Luc Revol, Ariel Garcia Valdès...) et Marc Labourguigne, ancien directeur technique de plusieurs compagnies de théâtre (Michel Didym, Bérangère Jannelle, Jean-Yves Ruf, Pauline Bureau…) et actuellement directeur technique de la Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise / Val D'Oise. Ils sont les co-fondateurs de Récupscène.    

 

(c) Yann Burlot

 

Yann et Marc ont fait le constat d’un gaspillage considérable dans le secteur du spectacle vivant. En effet, chaque saison, une quantité importante de décor et de matériel technique (projecteurs, micros, vidéoprojecteurs…) n’est plus exploitée suite à l’interruption des tournées de nombreux spectacles. Ce matériel, pourtant encore en état de marche, est directement livré à la déchetterie ou stocké dans des hangars pendant de longues périodes. Souvent abimé et détérioré dans des lieux humides, il n’est plus jamais réutilisé. Ce constat de gaspillage est aussi partagé par les directeurs techniques des théâtres rencontrés lors de leurs nombreuses tournées dans toute la France.

 

(c) Yann Burlot

 

A l’heure où l’on enseigne l’éco-responsabilité aux enfants à l’école et où les citoyens se réunissent régulièrement pour des marches pour le climat, il était temps que la famille du spectacle vivant fasse un geste significatif dans le sens de l’écologie. Ils ont donc décidé de créer le site internet Récupscène, une plateforme collaborative qui met en relation des vendeurs et des acheteurs de décors et matériel d'occasion. Une première version du site est opérationnelle depuis juin 2018 (https://www.recupscene.com). Notre page Récupscène sur les réseaux sociaux totalisent plus de 4 400 abonnés. Le site internet cumule plus de 28 000 vues par mois, environ 1 500 utilisateurs inscrits, 800 annonces actives et plus de 2 500 annonces déposées depuis sa création. De nombreux retours très positifs des utilisateurs qui ont vendu ou acheté du matériel sur le site les encouragent à poursuivre ce projet.

 

Le premier objectif de Récupscène est d’ordre écologique. En mettant en relation des vendeurs et acheteurs, Récupscène permet le recyclage de milliers de kilogrammes voire de tonnes de décors de spectacle et matériel technique (son, lumière, vidéo…). En plus de limiter le gaspillage, il permet aussi de sensibiliser les acteurs du spectacle vivant à l'économie circulaire.

 

(c) Yann Burlot

Ainsi, le matériel d'occasion, acquis à des tarifs moins onéreux, engendre une baisse des coûts de production des créations de spectacles. On a déjà constaté sur les premières transactions effectuées sur Récupscène, que de jeunes compagnies ont eu accès à du matériel technique performant et innovant (son, vidéo, lumière…), qu’elles n’auraient pas pu acheter au tarif neuf. Cette plateforme a donc aussi un réel impact sur l'économie de la création dans le spectacle vivant.

 

Aux objectifs écologiques et économiques, s'ajoute aussi un objectif social. Car cette mise en relation de vendeurs et d'acheteurs crée du lien social entre des personnes d'un même milieu professionnel qui ne se seraient pas rencontrées sans Récupscène. Nous avons ainsi constaté que circulaient sur cette nouvelle plateforme des échanges de conseils entre différentes personnes, permettant à de jeunes techniciens de bénéficier de conseils de personnes plus expérimentées.

 

(c) Yann Burlot

 

Etude de cas :

 

Le théâtre du Châtelet à Paris a réalisé des travaux pendant deux ans. Cela a permis une rénovation des réseaux techniques et une modernisation (et donc un remplacement) de tout le parc audio.

 

Cyril Auclair, adjoint au Chef du service son et vidéo du Théâtre du Châtelet à mis en vente sur Récupscène tout ce matériel audio en parfait état de marche. 

Cyril Auclair explique : "Comme on a des subventions, c'est très compliqué de passer par des structures, des sociétés qui doivent racheter [notre matériel], alors qu'avec Récupscène le matériel peut avoir une seconde vie assez facilement et une visibilité sur internet. L'idée générale c'est de donner une seconde vie au matériel, qu'il puisse repartir via d'autres structures ou d'autres compagnies, plutôt que de jeter. On essaye vraiment à tout prix de ne pas jeter un matériel qui est utilisable et exploitable." 

 

Grâce à la revente de ce matériel, des compagnies avec un budget plus modeste accède ainsi à un matériel d'occasion haut de gamme à bas prix. On peut aussi  imaginer l'inverse : une compagnie, dont les subventions sont modestes, qui chercherait par exemple à boucler son budget scénographique. D'abord cette compagnie pourrait revendre le matériel dont elle ne se sert plus provenant de la précédente production (l'exploitation étant terminée), ensuite elle pourrait trouver sur Récupscène une scénographie ou une partie de scénographie d'occasion et à bas prix (avec des matériaux intégrant toutes les normes spécifiques au spectacle vivant). Ainsi, entre revente et achat d'occasion, cette compagnie pourrait produire son spectacle avec beaucoup plus de sérénité. 

 

Article rédigé par Yann Burlot et Marc Labourguigne

 

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Centre National des Arts du Cirque - CNAC
1 rue du cirque 51000 Châlons-en-Champagne
Tel  + 33 (0)3 26 21 12 43

Chaire d'innovation cirque et marionnette
icima.hypotheses.org